Aujourd’hui, c’est la fête du Travail.
C’est une journée pour reconnaître les gens qui ont bâti ce pays, et ceux qui continuent de le bâtir chaque jour.
Les gens de métier qui construisent nos maisons et nos infrastructures. Les agriculteurs qui nous nourrissent. Les infirmières, les enseignants, les travailleurs d’usine, les camionneurs, les ingénieurs, les propriétaires de petites entreprises, les mineurs, les mécaniciens, les techniciens et d’innombrables autres dont le travail fait rarement la une, mais dont la contribution fait fonctionner le Canada.
Le Canada n’a pas été bâti par les gouvernements seuls. Il a été bâti par des Canadiens qui sont allés travailler.
Cette fête du Travail survient à un moment inhabituel.
Notre relation avec notre plus important partenaire commercial est mise à l’épreuve d’une manière que peu de Canadiens avaient anticipée. De nouveaux tarifs ont déjà été imposés sur les produits canadiens, et demain, le Canada entre dans une nouvelle étape de ce différend avec ses propres contre-mesures.
Il y aura amplement de temps pour débattre des décisions prises à Ottawa et à Washington.
Aujourd’hui, je crois qu’il y a une question plus large qui mérite d’être posée.
Quel genre de pays voulons-nous être lorsque le monde qui nous entoure devient moins prévisible?
Depuis des générations, le Canada prospère grâce à sa relation avec les États-Unis. Cette relation demeure d’une importance capitale, et aucune personne sérieuse ne devrait prétendre le contraire.
Mais l’amitié et le commerce avec un autre pays ne devraient jamais remplacer la confiance en notre propre pays.
Le Canada possède des atouts extraordinaires.
Nous avons l’énergie, les minéraux, l’agriculture, la fabrication, la technologie, une main-d’œuvre qualifiée, d’immenses ressources naturelles et parmi les gens les plus instruits au monde.
Plus important encore, nous nous avons les uns les autres.
L’une des plus grandes occasions économiques qui s’offrent au Canada, c’est le Canada lui-même.
Depuis trop longtemps, il a souvent été plus facile de commercer du nord au sud que d’est en ouest. Nous avons laissé les barrières provinciales, les réglementations différentes et de vieilles habitudes rendre le commerce entre nous plus difficile qu’il ne devrait l’être.
Cela doit changer.
Devenir un Canada plus fort et plus indépendant ne signifie pas tourner le dos aux États-Unis ou à qui que ce soit d’autre. Cela signifie bâtir un pays qui a davantage de choix.
Cela signifie vendre plus d’acier canadien aux Canadiens, faire circuler davantage de produits alimentaires canadiens entre les provinces, construire avec du bois d’œuvre canadien, développer l’énergie canadienne, appuyer la fabrication canadienne et faciliter la tâche aux entreprises et aux travailleurs canadiens pour qu’ils puissent exercer leurs activités partout dans leur propre pays.
Nous devrions élargir nos échanges commerciaux à l’échelle mondiale.
Mais avant de chercher au-delà de tous les océans le prochain grand marché, rappelons-nous l’immense marché qui s’étend déjà de St. John’s à Victoria, et jusqu’à l’Arctique au nord.
Quarante millions de Canadiens répartis dans dix provinces et trois territoires; nous sommes un seul pays.
Les événements des dernières semaines ne devraient pas nous rendre craintifs quant à l’avenir du Canada. Ils devraient plutôt nous rappeler à quel point nous possédons déjà les capacités nécessaires.
Le Canada n’est pas impuissant, nous ne sommes pas petits, et nous ne sommes certainement pas brisés.
Nous sommes un pays riche, sophistiqué et abondant en ressources qui entre dans une période où la confiance en soi, la coopération et la volonté nationale compteront énormément.
Les gens qui ont bâti ce pays comprenaient quelque chose que nous oublions parfois.
Les pays ne se créent pas d’eux-mêmes. Ils se bâtissent génération après génération, travailleur après travailleur, communauté après communauté.
En cette fête du Travail, alors que nous reconnaissons les Canadiens dont le travail a bâti le pays dont nous avons hérité, nous devrions peut-être aussi penser au pays que notre propre travail laissera derrière lui.
Le monde change. Le Canada peut changer avec lui.
Nous avons les gens, les ressources et les compétences. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est la confiance d’agir en conséquence.
Bonne fête du Travail, Canada.
Christopher M. Michaud
Fondateur, Centristes Unis

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