Les institutions démocratiques canadiennes ont été conçues pour une autre époque politique.
Elles fonctionnent toujours. Nos élections sont libres et équitables. Les votes sont comptés honnêtement. Mais les résultats produits par notre système ne reflètent plus toujours adéquatement l’éventail des opinions politiques qui existent au pays.
Avec le scrutin uninominal majoritaire à un tour, un parti peut obtenir une majorité de sièges sans obtenir la majorité des votes. Des régions entières peuvent paraître politiquement uniformes sur une carte électorale alors que des centaines de milliers de citoyens de ces mêmes régions ont voté autrement.
Le problème n’est pas que les règles sont enfreintes.
Le problème est que le système produit exactement les résultats pour lesquels il a été conçu, dans un Canada qui a énormément changé depuis.
LE MODÈLE MICHAUD
Le modèle Michaud conserve les 343 circonscriptions actuelles et ajoute 50 sièges nationaux d’équilibrage.
Chaque électeur dispose de deux votes.
VOTE 1 : VOTRE COMMUNAUTÉ
Vous votez pour le candidat local de votre choix, comme aujourd’hui. La personne qui obtient le plus de votes dans la circonscription est élue.
VOTE 2 : VOTRE PAYS
Vous votez séparément pour le parti politique que vous souhaitez voir contribuer à gouverner le Canada.
Après le dépouillement des résultats locaux, 50 sièges nationaux supplémentaires sont attribués proportionnellement selon le vote national des partis.
Le Parlement passerait ainsi de 343 à 393 sièges.
Les circonscriptions locales demeurent intactes. Le député local demeure responsable envers sa communauté. Mais le deuxième vote permet également à la préférence politique nationale de chaque électeur de contribuer à la composition du Parlement.
Un vote pour votre communauté.
Un vote pour votre pays.
Le gagnant gagne toujours. Mais le Parlement reflète mieux la façon dont le Canada a réellement voté.
